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La Fondation en dates

1916 - La Fondation Cognacq-Jay est reconnue d'utilité publique. Elle dispose à l'origine d'une maison de retraite et d'un pouponnat, situés à Rueil.
1922 - Ouverture d'une maternité à Paris, rue Eugène Millon.
1924 - Ouverture d'un Centre d'apprentissage pour jeunes filles à Argenteuil, dans une propriété acquise à cet effet par M. Cognacq.
1925 - Décès de Mme Cognacq-Jay.
1926 - Une maison de repos pour jeunes filles, la Villa Louise Cognacq-Jay, ouvre à Monnetier-Mornex, suivant les dernières volontés de Mme Cognacq-Jay. Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur autorise la reprise par la Fondation du Centre d'apprentissage Jeanne d'Arc d'Argenteuil et de la maison de famille associée, qui accueille de jeunes employées ayant peu de ressources.
1927 - Legs par M. Fabre-Luce de la propriété des Pressoirs du Roy, à l'époque sous convention avec l'École des pupilles de la Nation de Seine-et-Marne.
1927 - Ouverture d'une maison de repos « La Berlugane », près de la maison de retraite de Rueil, destinée à accueillir des jeunes filles ayant besoin de repos ou de convalescence.
1928 - Décès de M. Cognacq, qui lègue une partie de ses biens à la Fondation. Son neveu Gabriel Cognacq, lui succède à la présidence du Comité de direction de la Fondation, dont il était auparavant le secrétaire. La Fondation accorde une subvention exceptionnelle aux travaux d'agrandissement du Sanatorium de Bligny et, comme elle le fait déjà depuis plusieurs années, à l'œuvre des Petits Parisiens à la montagne, qui permet à plus de 250 enfants, identifiés par les mairies d'arrondissements de Paris, de passer des vacances en Savoie.
1930 - Ouverture d'un orphelinat à Monnetier-Mornex.
1932 - Le 1er juillet, la Fondation reprend officiellement l'école des Pressoirs du Roy à Samoreau (Champagne-sur-Seine). Elle entreprend d'importants travaux dans le domaine et les bâtiments, afin d'ouvrir son école d'apprentissage horticole.
1933 - Depuis le 1er janvier, en prévision de l'application de la loi Lerolle instituant les allocations familiales obligatoires, les enfants des familles des employés des établissements de la Fondation sont admis au bénéfice des allocations familiales spécifiques de l'institution.
1934 - La loi du 14 janvier 1933, complétée par le règlement d'administration du 16 mars 1934, organise la surveillance officielle des établissements privés de bienfaisance, créés en vue d'hospitaliser des enfants mineurs, des indigents valides, des malades, des infirmes et des vieillards... Le but de la loi est principalement de permettre aux inspecteurs du ministère de la Santé publique et de l'Assistance publique de s'assurer des conditions d'installation et des mesures d'hygiène prises par les œuvres et de contrôler les programmes d'enseignement général et professionnel. Elle réglemente également l'attribution des pécules et des trousseaux aux jeunes assistés dont l'apprentissage est terminé. La Fondation remplit, sans difficultés ni ennuis, et en temps voulu, toutes les prescriptions résultant de la mise en vigueur de la nouvelle loi.
1935 - La loi du 11 mars 1932 rendant obligatoire le versement d'allocations familiales à tous les salariés est décrétée applicable aux œuvres de bienfaisance à dater du 1er janvier 1935. En plus de ces cotisations légales, le personnel de la Fondation reçoit un complément jusqu'à hauteur de ce que la Fondation versait antérieurement.
1936 - Certaines améliorations qu'apportent les nouvelles lois sociales dans les conditions de travail sont déjà introduites dans les services. En particulier, une augmentation de 10 % sur les salaires avait été consentie en 1932 et le personnel bénéficie depuis l'origine de chacun des établissements d'un congé annuel de quinze jours. Le personnel de toutes les œuvres reste en dehors des manifestations ouvrières. Dans cette période de marasme économique, et en raison de l'augmentation du coût de la vie, des majorations de salaire sont effectuées.
1937 - La semaine de quarante heures entre en application le 1er avril.
1938 - L'appréhension de la guerre inquiète à juste titre. La Fondation prend toutes les mesures nécessaires en cas de conflit pour assurer la sécurité maximale de ses pensionnaires ou leur évacuation rapide. Par ailleurs, la loi qui porte de 13 à 14 ans l'âge limite auquel les enfants doivent obligatoirement aller en classe gêne quelque peu le recrutement des établissements d'Argenteuil et de Samoreau.
1940 - Au cours des événements graves qui marquent l'année, la Fondation doit ralentir son activité, mais elle n'interrompt pas son œuvre sociale. Les établissements de Monnetier (la Villa Louise Cognacq-Jay et l'orphelinat) sont les seuls à être en zone non occupée. Les Pressoirs du Roy sont occupés par les troupes allemandes pendant quatre mois et demi.
1941 - Compte tenu des événements, le jubilée de la Fondation Cognacq-Jay n'est empreint d'aucune solennité. Il est surtout l'occasion de rappeler que depuis sa création, l'institution a distribué 64 millions de francs, tant par le prix de revient de ses œuvres qu'en dons et subventions de tous ordres, sans compter les frais qu'elle a supportés pour la construction de la maternité, l'acquisition et l'aménagement de ses immeubles d'Argenteuil, de Monnetier, de Rueil et des Pressoirs du Roy.
1948 - Les difficultés budgétaires de la Fondation l'obligent à limiter les dons qu'elle a octroyés de façon conséquente pendant les années de guerre.
1951 - Décès le 4 juin de Gabriel Cognacq, président de la Fondation. Passionné par la lutte contre la misère et la souffrance, ce philanthrope laisse un testament dans lequel il institue la Fondation sa légataire universelle. Georges Renand, précédemment trésorier de la Fondation, lui succède à la présidence.
1954 - L'Institut Michel Cognacq remplace le Centre d'apprentissage des Pressoirs du Roy.
1968 - Décès de Georges Renand. Son fils Maurice lui succède à la présidence de la Fondation.
1974 - L'Institut Michel Cognacq devient une Maison d'enfants à caractère social (MECS).
Milieu des années 1970 - L'établissement d'accueil pour enfants de Monnetier-Mornex devient progressivement une MECS.
1978 - L'hôpital change d'orientation : après plus de cinquante années consacrées à l'accueil des parturientes, l'établissement cesse son activité de maternité, au profit de la prise en charge de malades atteints de cancer.
1990 - Après le décès de son père, Georges Renand lui succède à la présidence de la Fondation, dont il était auparavant le trésorier.
1995 - Création des Appartements de coordination thérapeutique (ACT).
1997-1999 - Agrandissement de la maison de retraite de Rueil.
2003 - La maison de retraite devient un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
2004 - La Villa Louise Cognacq-Jay devient un Foyer d'accueil médicalisé.
2006 - Ouverture d'un Institut médico-éducatif et du nouvel hôpital de la rue Eugène Millon, à Paris. Par ailleurs, la Fondation adopte un système d'identité visuelle reflétant ses valeurs et commun à l'ensemble de ses établissements.