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Jean-Luc Fidel, directeur
Hôpital, Paris XVe
« Les équipes de l'hôpital pratiquent une médecine d'accompagnement et accueillent en soins de suite, pour des séjours de plusieurs semaines à plusieurs mois, des patients nécessitant une prise en charge à la fois médicale et sociale. L'établissement dispose de 4 services : une unité de réadaptation orthopédique de 46 lits, un service de soins palliatifs de 36 lits, un service d'infectiologie de 23 lits et une unité de lymphologie de 23 lits. Un nouveau service consacré à la prise en charge des pathologies vasculaires doit ouvrir prochainement.
Nous accueillons chaque année en hospitalisation complète jusqu'à 2 000 personnes adultes, essentiellement adressées par des hôpitaux de la région parisienne. Nos médecins pratiquent également près de 3 000 consultations externes par an spécialisées dans le traitement des lymphœdèmes.
Après une fermeture de quatre ans et le transfert de ses activités dans d'autres établissements, l'hôpital a emménagé en 2006 dans de nouveaux bâtiments construits sur son ancien site d'implantation parisien, là où se dressait au siècle dernier l'ancienne maternité Cognacq-Jay. En harmonie avec le projet médical, le nouvel établissement a été conçu par l'architecte Toyo Ito. Il est particulièrement adapté à des séjours de durée relativement longue.
Des types de soins dispensés et de la confrontation quotidienne avec la souffrance, a germé dans l'établissement une culture de la tolérance faite d'écoute, d'ouverture aux autres, à la vie, aux changements. »
Jacques Alonso, directeur
EHPAD, Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)
« Je suis fier de vous présenter l'EHPAD de Rueil-Malmaison, maison de retraite, lieu de vie, d'accompagnement et de soins, dédié aux personnes âgées dépendantes.
L'établissement est situé au sein d'un magnifique parc de quatre hectares bordant les jardins du château de la Malmaison. Ce qui fait son originalité, ce sont, dans ce cadre superbe, les bâtiments réinventés et rénovés par l'architecte Jean Nouvel. Notre vieille maison est ainsi devenue une superbe vitrine de l'architecture high-tech, un subtil mélange de moderne et d'ancien qui savent si bien s'épouser quand le talent s'en mêle.
La beauté des lieux ne serait toutefois que peu de chose sans la qualité de l'accueil, de l'hébergement, des soins et de la chaleur dispensés par une équipe soudée autour de sa direction.
Le personnel dévoué sait tenir une main dont les forces s'en vont et apporter une oreille attentive aux angoisses, peines et difficultés inhérentes à l'âge et à la fin de vie.
La maison de retraite de la Fondation Cognacq-Jay est une grande famille plus qu'une institution. Le résidant constitue par son passé, dans son présent et pour son futur, le centre des préoccupations de tous.
Le grand âge n'est pas une maladie, mais un passage obligé. Nous nous efforçons de le faire vivre aux personnes qui nous sont confiées, non comme une fin en soi, mais comme une étape de la vie.
La séparation de leur environnement social ne doit pas déboucher sur un isolement affectif des résidants. Ils apprennent un nouveau mode de vie social dans lequel ils ne sont ni des assistés ni des passifs, à moins que cela ne corresponde à un choix personnel ou ne soit imposé par un état psychique ou mental. Il ne s'agit pas d'une désinsertion sociale débouchant sur une marginalisation, un nivellement par le bas, mais d'une émancipation de la personne âgée, reconnue et respectée en tant que telle dans notre système d'unité ou les valeurs doivent être respectées.
Notre vocation d'établissement à but non lucratif ne nous autorise aucune dépense inutile, mais la générosité de nos fondateurs et la rigueur de notre gestion permettent d'apporter à nos résidants une qualité de vie exceptionnelle.
Nous espérons toujours faire mieux pour le plus grand confort d'une population souvent oubliée par notre société éprise de jeunisme.
M. et Mme Cognacq-Jay, toujours précurseurs, avaient eu la sagesse de s'attacher à rendre la vieillesse plus sure et plus douce, nous espérons continuer sur les traces de nos grands fondateurs. »
Dominique Basile, directrice
MECS, Monnetier-Mornex (Haute-Savoie)
« Notre Maison d'enfants est devenue progressivement l'établissement de référence de l'Aide sociale à l'enfance du genevois français dans le département de la Haute-Savoie.
Seul établissement implanté sur ce secteur géographique, nous répondons aujourd'hui aux besoins d'enfants et d'adolescents pour lesquels la cohabitation en famille est momentanément impossible en raison de problèmes éducatifs, sociaux ou matériels, et confiés au service de l'Aide sociale à l'enfance du département.
Nous proposons également à des jeunes majeurs qui en font la demande une aide à l'insertion sociale et professionnelle, dans un processus d'autonomisation.
Les accueils et prises en charge s'organisent sur un ensemble de six sites. Le site principal est situé à Monnetier-Mornex, petit village à 12 km d'Annemasse. Cinq microstructures (villas, appartements, bureaux) complètent le dispositif, toutes installées sur l'agglomération annemassienne. Prés de 110 enfants, garçons et filles, sont aujourd'hui pris en charge par notre établissement, sur l'ensemble des sites.
Nous proposons des modes d'accueil ou d'intervention très diversifiés à destination des familles et des enfants accueillis, tels que le soutien à la parentalité au domicile familial, l'accueil en hébergement complet ou séquentiel de type collectif, l'accueil en habitat diffus de type individuel et l'accueil de jeunes filles mineures enceintes et avec leur bébé, après accouchement. Un service d'accueil d'urgence pour adolescents existe également. Dans un proche avenir, un service de placement familial et de parrainage viendront compléter les dispositifs existants.
Désireux d'offrir un cadre de vie agréable aux enfants, qui leur permette de se construire dans un environnement respectueux de leur intimité et propice au développement de chacun, la Fondation Cognacq-Jay a validé un projet de restructuration de locaux travaillé avec l'ensemble des professionnels de la Maison d'enfants. La réalisation de ce projet permettra d'accentuer le travail avec les familles en leur ouvrant plus largement notre maison, élément essentiel de la réussite des projets travaillés pour et avec les enfants et jeunes qui nous sont confiés. »
Nathalie Pontasse, directrice
MECS, Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne)
« Cette Maison d'enfants à caractère social regroupe cinq structures d'internat et un service d'appartements relais déployés dans le sud de la Seine-et-Marne. Environ 80 enfants de 6 à 21 ans, confiés par les services de l'Aide sociale à l'enfance, y sont accueillis.
Notre établissement est reconnu pour ses prestations de qualité et le sérieux de sa prise en charge éducative et thérapeutique. Ses salariés ont tous à cœur, quelle que soit leur fonction, le bien-être et l'épanouissement des enfants dans le respect de leur famille.
Résolument tournés vers l'extérieur, nous développons des actions culturelles, sportives et festives avec nos partenaires : exposition de peinture, randonnées équestres et cyclistes, accueil des élus locaux...
Notre objectif est double : faciliter l'insertion des jeunes dans la société et promouvoir, auprès d'eux, l'accès au savoir et à la culture.
La recherche de qualité suppose aussi de développer, auprès du personnel, un management participatif intégrant le travail des équipes des unités de vie, la transversalité des compétences et la mise en place de formations qualifiantes pour une adaptation et une évolution concertée de notre projet institutionnel. »
Dominique Basile, directrice
FAM, Monnetier-Mornex (Haute-Savoie)
« Notre Foyer d'accueil médicalisé, issu de la reconversion d'un Centre de soins de suite et de réadaptation précédemment géré par notre Fondation, a ouvert ses portes en octobre 2004.
Nous accueillons des personnes adultes, hommes et femmes, atteintes de maladie mentale chronique stabilisée pour lesquelles la COTOREP a décidé une orientation en Foyer d'accueil médicalisé. La maladie, installée depuis de nombreuses années, a engendré chez nos résidants un handicap psychique qui les rend inaptes à toute activité professionnelle et qui nécessite l'assistance d'une tierce personne pour la plupart des actes essentiels de l'existence ainsi qu'une surveillance médicale et des soins constants.
Notre capacité d'accueil actuelle est de 30 lits et 2 places d'accueil de jour. Notre autorisation, délivrée en 2004 pour 60 lits, prévoit, au terme d'un projet architectural d'importance, le doublement de notre capacité d'accueil à horizon 2011.
Situés à Monnetier-Mornex en Haute-Savoie, à 12 km d'Annemasse, nous accueillons nos résidants dans un bâtiment unique. Il existe deux groupes de vie de 14 à 16 personnes, l'un d'eux accueillant également les personnes qui fréquentent l'établissement à la journée.
Unique Foyer d'accueil médicalisé en Haute-Savoie pour ce type de handicap, nous répondons à l'ensemble des besoins du département et nous avons développé de ce fait un partenariat étroit avec les structures hospitalières de soins spécialisés en psychiatrie qui y sont implantées. La maladie oblige parfois nos résidants à des retours ponctuels dans l'établissement de soins d'origine et un relais entre structure hospitalière et établissement médico-social a donc été pensé.
Pour satisfaire aux besoins de nos résidants, une équipe interdisciplinaire intervient, composée principalement de personnels éducatifs et de personnels de soins.
Notre objectif principal est d'offrir à nos résidants un lieu de vie adapté et différents modes de prise en charge et d'accompagnement. Il s'agit de poursuivre une offre de soins suffisante pour maintenir la stabilisation de la maladie mentale, d'une part, et de proposer les prises en charge nécessaires pour faire "ré-émerger" des capacités d'autonomie et d'intégration sociale qui ont été mises en jeu avant la phase aiguë de la maladie d'autre part. Il s'agit aussi d'impulser une dynamique visant à donner une place d'acteur à la personne accueillie, à l'associer autant que possible à sa prise en charge et au fonctionnement de l'établissement. Ainsi, nous visons fortement à restaurer du lien social, à travers les actes de la vie quotidienne ainsi qu'à partir d'activités favorisant l'ouverture au monde et la relation à l'autre, en interne comme en externe. »
Francine Bandini, directrice
LPEP Jeanne d'Arc, Argenteuil (Val-d'Oise)
« J'accueille au sein de notre lycée professionnel tous les jeunes qui souhaitent s'orienter vers un BEP ou un baccalauréat professionnel, ceci sans aucune sélection particulière et en leur donnant la chance de repartir sur la voie du succès dans une structure à dimension humaine et personnalisée.
Pour cela, ils sont accompagnés par une équipe éducative stable, dynamique et motivée, soucieuse de transmettre le savoir nécessaire à leur réussite professionnelle, une ouverture sur le monde ainsi qu'une formation humaine centrée sur le dialogue en privilégiant la dimension relationnelle. »
Dominique Dufour, directrice
IME, paris XVe
« Ce projet est né de la rencontre entre la Fondation Cognacq-Jay et les expériences vécues d'établissements gérés par des associations de parents et de professionnels. Le constat de carence d'équipement et de places pour les jeunes entrant dans la classification de l'autisme ou de la psychose infantile précoce fut indéniablement l'objectif prioritaire de la Fondation pour la construction d'un Institut médico-éducatif.
L'IME est un établissement médico-social (c'est-à-dire de soins et d'éducation spécialisés), à but non lucratif, qui accueille 21 adolescents des deux sexes, âgés de 12 à 20 ans, dont le passage de l'adolescence à l'âge adulte est plus difficile en raison de la spécificité de leurs troubles.
Une formule d'internat en alternance, une semaine sur trois, leur permet d'organiser leur vie et de les préparer sur le long terme à un avenir d'adulte.
L'Institut médico-éducatif fonctionne en semi-internat (de 9 à 16 h du lundi au vendredi et de 11 h 30 à 16 h un lundi par mois, ouverture : 210 jours par an) et en internat d'alternance (une semaine sur trois du lundi 9 h au dimanche 16 h, ouverture : 330 jours par an).
L'IME a été conçu dans le respect de la réglementation en vigueur, afin de garantir l'exercice effectif des droits de la personne, le respect des principes de laïcité et de citoyenneté, des différentes cultures et religions. Ceci est l'une des exigences majeures de la Fondation, exigence que je partage avec l'équipe pluridisciplinaire qui accueille et accompagne les jeunes au quotidien. »
Thierry Olivier, directeur
ACT « La Berlugane », Paris XIIIe
« Le foyer La Berlugane, créé en 1995, a pour vocation l'accueil et la prise en charge de personnes atteintes d'une pathologie chronique grave et en situation de précarité, dans des Appartements de coordination thérapeutique.
Fondée à l'initiative de l'hôpital Cognacq-Jay, cette structure parisienne vise à répondre aux besoins d'autonomisation et de réinsertion de cette population. Elle dispose de 10 places d'accueil réparties en trois appartements, au cœur d'un ensemble collectif d'habitations.
Le foyer accueille des hommes et des femmes majeurs, en situation de précarité, ayant besoin d'un suivi coordonné sur le plan médical, social ou psychologique. Il n'est pas adapté à l'accueil des couples ou des familles.
Une équipe pluridisciplinaire assure l'accompagnement nécessaire pour faciliter la réinsertion des résidants, en leur proposant une prise en charge individuelle personnalisée, au sein d'un fonctionnement collectif.
La prise en charge de personnes touchées par une maladie grave ne se décrète pas, elle se construit au quotidien par un travail sur les résistances au changement, sur les règles sociales et sur les apprentissages. Ceci présuppose une certaine rigueur, mais exclut toute rigidité. »



