COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À L'Hôpital Forcilles (Férolles-Attilly 77), L'exosquelette redonne souffle et confort au métier de soignants

L’Hôpital Forcilles fait partie des premiers établissements en France à équiper ses équipes de santé d’exosquelettes. Objectif simple et essentiel : protéger ceux qui soignent - notamment lorsqu’ils sont fragilisés par des troubles musculo-squelettiques (TMS) ou en situation de handicap - et, dans le même temps, améliorer la qualité du soin et l’expérience des patients.
Les métiers du soin exigent des postures contraignantes et des manutentions répétées qui fragilisent le dos et qui peuvent aussi être à l’origine de Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).

Avec l’exosquelette, les bénéfices sont doubles :
agir en amont sur la prévention des TMS et réduire les contraintes physiques. Les gestes deviennent plus fluides, moins traumatisants, et le contact humain est préservé : soutien de la posture lors des gestes sollicitant fortement le dos (par ex. positionnement des patients en assis ou semi-assis), limitation des contraintes physiques, allègement des mouvements. Les soignants gagnent en sécurité et en confort, tandis que les patients conservent proximité et dignité dans leurs déplacements (l’utilisation d’un lève-malade est par exemple évitée) — avec, à la clé, une meilleure satisfaction perçue du soin.

Publié le

Un déploiement par la pratique, ouvert à tous les volontaires


À l’Hôpital Forcilles, deux exosquelettes fournis par la société JAPET sont déjà utilisés au sein du service de 
rééducation post-réanimation respiratoire (SRPR Respiratoire). D’abord proposé aux personnels présentant 
des maux de dos, l’usage a rapidement été étendu à tous les soignants volontaires (aides-soignantes et kinésithérapeutes aujourd’hui), et l’outil présente un intérêt potentiel pour d’autres services (oncologie 
générale, gastrologie, oncologie ORL, diabétologie, etc.). Les tests menés avec l’appui des experts de l’hôpital 
et de JAPET confirment leur efficacité. Il est également possible d’ouvrir la réflexion sur l’extension de l’utilisation de ce dispositif à d’autres corps de métiers tels que les brancardiers, les agents techniques ou encore les magasiniers lorsqu’ils exécutent des ports de charge. 

Le bénéfice sur les TMS et les risques d’accidents de travail pouvant également être très intéressant puisque ces professionnels seraient aussi en capacité de pouvoir porter les exosquelettes. Sandrine Marlière, directrice de l’Hôpital Forcilles : « L’innovation n’a de sens que si elle est mise au service de l’humain. Avec ces exosquelettes, nous faisons le choix d’investir dans la santé de nos soignants, car prendre soin de ceux qui soignent, c’est aussi garantir une meilleure qualité de prise en charge pour nos patients. »

« Au début, on ne se sent pas forcément à l’aise. Mais rapidement on voit à quel point cela peut nous être utile : cela nous aide sans faire à notre place. Avant, je rentrais chez moi avec le dos en feu. Avec l’exosquelette, l’effort est partagé, je termine mon service beaucoup moins fatiguée et surtout sans appréhension pour le lendemain. »

Côté soignants

« J’étais impressionné au départ (notamment par le bruit), mais je me suis senti rapidement en confiance. Mon aide-soignante était plus à l’aise, elle ne souffrait pas dans ses gestes, et ça change tout. J’ai apprécié de garder ce contact humain, sans l’impression d’être manipulé par une machine. »

Côté patients

Une politique de prévention à long terme

Ce dispositif ne vise pas seulement à soulager des douleurs existantes : il s’inscrit dans une démarche durable de prévention des TMS et d’amélioration de la qualité de vie au travail. Trois objectifs structurent la démarche :
Recruter et inclure des travailleurs en situation de handicap en mettant à disposition un matériel innovant (priorité donnée aux salariés bénéficiant d’une RQTH); Maintenir dans l’emploi les professionnels - avec ou sans 
RQTH - exposés à des postes physiquement exigeants, pour éviter le coût humain d’une reconversion subie;
Renforcer la politique Handicap & RSE, en identifiant précocement les situations à risque et en reliant qualité d’accompagnement/soins et prévention de l’inaptitude liée aux TMS.

Des moyens dédiés et des perspectives d’équipement


Le déploiement a été rendu possible grâce à deux appels à projets remportés en 2023 auprès de l’OETH 
(Objectif Emploi des Travailleurs Handicapés) et de l’ARS Île-de-France, permettant d’investir 32 000 € dans 
cette innovation. Prochaine étape : compléter la dotation avec disques de transfert, verticalisateurs (avec 
ou sans sangle) et lève-malades électriques, pour poursuivre un même engagement: préserver la santé de 
nos soignants et améliorer chaque jour l’expérience patient.

À propos de l’Hôpital Forcilles


Situé au sud-est de Paris, à Férolles-Attilly (77), l’Hôpital Forcilles développe de nombreuses activités médicales pour les habitants de Seine-et-Marne et des départements voisins. De la consultation de médecine générale à la consultation spécialisée jusqu’aux soins extrêmement spécialisés, l’établissement répond aux besoins de santé actuels avec un niveau optimal de qualité technique et d’accompagnement humain. Sa labellisation « Hôpital de proximité » oriente également toute sa politique médicale. Il est organisé autour de 4 pôles : Oncologie – Maladies digestives, diabétologie et nutrition – Pneumologie – Médico-technique et rééducation. Cet établissement est géré par la Fondation Cognacq-Jay, reconnue d’utilité publique depuis 1916. Elle a pour vocation de créer, maintenir et développer des actions de solidarité sociale.