Maison d’enfants de Seine-et-Marne

Au sein de la Maison d’enfants de Seine-et-Marne, nous accueillons des enfants et des jeunes (3 à 18 ans) confiés temporairement par les services de l'Aide sociale à l'enfance en raison de situations familiales difficiles nécessitant une mesure de protection.

Numéro de téléphone Pôle Administratif 01 60 71 50 40

Le standard et l’accueil sont ouverts de 9h à 17 du lundi au vendredi

Notre fonctionnement 

Nous accueillons les jeunes au sein de plusieurs structures principalement disséminées entre Avon et Fontainebleau : l'internat, les appartements semi-autonomes

Par ailleurs, deux de nos petits collectifs sont situés sur le secteur de Nangis. 

Depuis 2026, nous avons ouvert un service d’accueil de jour « A petits pas » destiné à l’accompagnement des jeunes de l’internat en difficultés au sein du milieu scolaire ordinaire et un service de visites médiatisées « Au fil des liens » afin d’accompagner la restauration des liens dans le famille avec les parents et/ou la fratrie des enfants hébergés.

Nous avons a également mis en place des actions de soutien à la parentalité au sein d’un service d’accueil parents-enfants sans séparation, les « Appartements relais » et du service « PEPS » qui exerce des mesures d’assistance éducative à domicile

Notre état d’esprit 

Toute l’équipe œuvre pour le bien-être et l'épanouissement des jeunes, dans le respect de leur famille et dans un effort de reconnaitre et développer les compétences parentales. Nous avons notamment mis en place depuis 4 ans une démarche de recherches - action autour d’outils validés scientifiquement permettant d’évaluer et de faire évoluer les compétences parentales. Tous nos salariés œuvrant dans le soutien à la parentalité sont désormais formés à l’utilisation de ces médias.  

En 2026, un rapport issu de la recherche action, intitulé « Prévenir la répétition transgénérationnelle et l’apparition des maltraitances » a été publié en partenariat avec l’Université Paris 8 et l’Observatoire National de la Protection de l’enfance. Les données récoltées permettent de mettre en lumière le rôle central et la prévalence du stress parental sur l’histoire de maltraitance. Les conclusions confirment l’importance des dispositifs de soutien à la parentalité et notamment les apports d’une relation soutenante et sécurisante entre le parent et l’intervenant, comme levier de prévention et d’évolution de la posture parentale.  

Une nouvelle démarche de recherche est en cours, plus tournée vers l’évaluation de ces compétences, afin d’objectiver encore davantage les préconisations que nous adressons aux prescripteurs et aux juges des enfants. 

Résolument tournés vers l'extérieur, nous travaillons avec différents partenaires : écoles, centres de loisirs et clubs sportifs, structures culturelles municipales, ainsi que d’autres établissements sociaux et médico-sociaux. 

Notre objectif est double : faciliter l'insertion des jeunes dans la société et promouvoir auprès d'eux l'accès au savoir et à la culture.

Aurélie Fortin
Directrice

369 jeunes accompagnés en 2025

100% des professionnels de la parentalité formés aux outils d’évaluation des compétences parentales

208 places ou mesures déployées en 2025

La Maison d'enfants en images

Un pôle hébergement 

L’internat accueille des enfants et des jeunes de 3 à 18 ans, dans le cadre de placement administratif ou judiciaire. Le choix a été fait de loger les enfants dans des petits collectifs de 6 maximum, en fonction des besoins repérés, au sein de maisons de ville en proximité du centre urbain et des transports en commun.

Un chez soi qui se rapproche de la vie au sein d’une famille. Les enfants peuvent s’inscrire et participer à la vie locale, sportive et associative. Les infrastructures sont variées et accessibles à pied. Les repas sont cuisinés sur place avec la maitresse de maison ou les éducateurs. Ils peuvent allez respirer dans le jardin et jouer chez leurs amis en ville.

L’objectif de la prise en charge consiste à permettre aux enfants de vivre des expériences réparatrices auprès d’adultes stables, prévisibles et cohérents afin de pouvoir se développer normalement et d’entamer un processus de résilience.  

Voir les yeux des enfants briller en arrivant dans leur nouvelle maison, rire, courir et faire des plans sur la comète, c’était incroyable. Ça donne tout son sens aux difficultés du quotidien.

Audrey CORBIN
Éducatrice 

Les appartements en semi-autonomie hébergent des jeunes proches de la majorité ou tout juste majeurs pour les accompagner vers l’autonomie avant la sortie du dispositif. Le principe est de permettre aux jeunes d’habiter seuls en studio, pour apprendre à gérer leur quotidien et leur budget, avec l’accompagnement régulier d’un éducateur. Une attention particulière est portée à des jeunes fragilisés par des symptômes envahissants en lien avec des situations de trauma complexe, nécessitant un suivi plus rapproché et une émancipation plus progressive.

Un pôle parentalité 

Nos 16 appartements, diffus sur le territoire du sud Seine-et-Marne, permettent d’accueillir des enfants avec leurs familles, dans le cadre de placements administratifs ou judiciaires sans séparation.  

Nos équipes se rendent aussi au sein des familles en difficulté pour apporter un accompagnement éducatif à domicile à modalités classiques ou renforcées

Nos bureaux dédiés à Avon permettent de recevoir les familles, de leurs proposer des activités et des entretiens pour l’évaluation et le renforcement des compétences parentales. Nous organisons notamment des ateliers de « Petite Enfance » afin de renforcer la sensibilité du parent aux besoins de l’enfant. 

Au sein de cet espace, nous accueillons également les visites médiatisées, qu’elles concernent les jeunes suivis par la Maison d’enfants ou par d’autres structures, ainsi que des rencontres entre fratries

Photos

Un dispositif pour élargir le champ des possibles : L’accueil de jour « À petits pas »  

  • Accompagne le jeune et l’équipe dans la compréhension des symptomatiques envahissantes du quotidien et la construction d’outils individuels adaptés, permettant de trouver des sources d’apaisement. 
  • Accompagne sur mesure des jeunes décrocheurs ou en risques de décrochage scolaire, en partenariat avec l’éducation Nationale et le tissu associatif local, sur des cycles de 6 semaines aménagés en fonction des besoins repérés. 

Des pratiques sensibles aux traumas 

Le projet de service de l’internat a été remis à la réflexion depuis 2022. La collaboration de l’institution avec plusieurs chercheuses canadiennes et l’implantation d’une approche novatrice “Attachement Régulation Compétence” nous a permis d’axer nos objectifs sur le développement de pratiques plus sensibles aux traumas. Il s’agit d’œuvrer à tous les niveaux en faveur d’une organisation plus « sensible, prévisible et cohérente ». 

Entre 2023 et 2025, les résultats sont déjà tangibles : 

  • tous les professionnels de la Maison d’enfants ont été formés y compris le personnel dit “des fonctions supports” ;
  • des supervisions ont lieu chaque mois avec le Québec pour soutenir l’appropriation des concepts, décliner la théorie en pratique et développer la sensibilité des travailleurs sociaux ; 
  • les modulations plannings ont été revues en 2022 puis réajustées en 2023 pour mieux répondre au besoin de prévisibilité des enfants que nous accompagnons ;
  • les trames de synthèse et de concertation ont été modifiées avec comme angle principal l’impact des traumas sur les sphères développementales et le focus sur les capacités repérées chez l’enfant ;
  • des outils de médiations se sont développés notamment autour de repères visuels et sensoriels favorisant la sécurité et l’apaisement : ciel de lit, tipi, couverture lestée, tableau de prévisibilité collectif et individuel, échelle des émotions, timer, etc. 

L’évaluation des compétences parentales 

Un programme de recherche action sur le lien d’attachement s’est déroulé à la Maison d’enfants de Seine-et-Marne à partir de 2022 et s’est conclu en 2023 par la tenue d’un important colloque en partenariat avec l’université Paris 8 et l’université du Québec. Il s’agissait de mesurer l’impact en contexte français de la méthodologie de l’intervention relationnelle, déjà appliquée au Québec. Ce projet est soutenu et reconnu par l’Organisation Nationale de la Protection de l’Enfance (ONPE).  

Cette collaboration fructueuse a permis de financer un deuxième protocole de recherche en partenariat avec l’ONPE, visant à analyser les données de la première recherche pour déterminer si certains indicateurs sont prédictifs de la résurgence de phénomènes de maltraitance dans les familles suivies en protection de l’enfance.  

Une troisième recherche sur l’évaluation des compétences parentales a débuté en septembre 2025 avec la formation des équipes à de nouveaux outils scientifiquement validés, toujours en association avec les Universités Canadiennes. Ces outils permettent d’offrir un accompagnement structuré et de se référer à des normes objectivées pour déterminer le stade du développement de l’enfant, l’impact de la maltraitance sur son évolution et le potentiel de changement de la posture parentale. Le développement de cette expertise a pour objectif de fiabiliser et de crédibiliser encore davantage les préconisations des professionnels auprès des décideurs, afin d’améliorer l’impact en termes de protection des enfants. 

Ces recherches ont abouti à la publication d’un rapport intitulé « Prévenir la répétition transgénérationnelle et l’apparition des maltraitances », en partenariat avec l’Université Paris 8 et l’Observatoire National de la Protection de l’enfance. 

Voir le rapport

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