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EHPAD de Rueil-Malmaison : vigilance et bienveillance

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EHPAD de Rueil-Malmaison : vigilance et bienveillance

Création d’un salon de convivialité pour les visites, adaptation des animations aux mesures « barrières », relations par tablette avec les proches, maintien de la mobilisation des équipes… L’EHPAD de la Fondation Cognacq-Jay, situé à Rueil-Malmaison, fait face à l’épreuve et continue d’adapter jour après jour ses accompagnements aux évolutions de la crise sanitaire.

« Il faut maintenir l’isolement de l’établissement. C’est ce qui nous a sauvés, et il n’y a pas de raison pour que l’on déconfine rapidement », observe le directeur de l’EHPAD, Jacques Alonso, le 1er mai.  « Nous sommes dans l’un des départements les plus contaminés, donc on ne va pas se relâcher. »

Maintenir l’isolement, cela signifie que les visites libres ont été suspendues et que les publics de l’établissement ne sortent plus hors de son enceinte. Heureusement, comme l’EHPAD dispose d’un vaste et beau parc, les résidents ont pu en profiter au maximum depuis le début du confinement, puisqu’il a fait très beau, et les animations y ont repris peu à peu. L’établissement a également réagi très vite pour préserver le lien avec les proches par la voie numérique.


Reprise des séances de « bronzing », dès le 9 avril.

Par ailleurs, les médecins étant restés mobilisés et présents, l’établissement n’a pas eu besoin de recourir à la télémédecine. Et compte tenu de la taille et de l’organisation des locaux il a été possible sans trop de problème de mettre en œuvre les mesures « barrières » et de distanciation (éviter de se croiser, ne pas se réunir, prendre l’ascenseur individuellement, etc.). « Ce qui a changé pour les résidents, c’est qu’il n’y a plus de rassemblement nulle part. Ni pour les repas, ni pour les animations », indique Jacques Alonso. Les événements internes qui ont redémarré sont dorénavant partagés en petits groupes.

Adaptation des animations et activités

Si certaines activités, comme le bridge, n’ont pas encore repris, d’autres ont été adaptées à la situation. Par exemple, l’art-thérapie se fait maintenant en séances individuelles. Les petites animations extérieures ont également redémarré.


Prestation d’un saxophoniste bénévole sur le parvis, en avril.

Le réveil musculaire et autres séances d’activité physique adaptée ont aussi été remises en route en avril, avec un public restreint.


Gymnastique douce sur le parvis, en avril.

Garder le lien avec l’extérieur

Dès le 10 mars, l’établissement a instauré des « rendez-vous tablette », pour que les résidents puissent échanger avec leurs proches par le biais de cet outil numérique. Un étudiant a été spécialement embauché en CDD pour organiser et accompagner ces prises de contact. Fin avril, la mairie de Rueil-Malmaison a offert trois tablettes numériques supplémentaires, qui vont pouvoir tourner dans l’EHPAD. Si cette solution est un succès et va perdurer jusqu’à la fin du confinement, elle ne peut néanmoins remplacer que temporairement une présence en « live » et reste très chronophage.


Des échanges entre résidents et proches par tablette numérique très appréciés.

Dès que l’EHPAD a su que les visites pouvaient reprendre, il a aménagé un salon de convivialité comprenant deux postes de rencontre pour accueillir les familles (pas plus de deux personnes) ou les représentants légaux. Une semaine après son ouverture, le 23 avril, une soixantaine de visites avaient déjà eu lieu. Les rencontres se déroulent l’après-midi, sept jours sur sept, et durent une demi-heure, avec des modalités d’accès bien précises et un bio-nettoyage après chaque séance. Là encore, un recrutement supplémentaire en CDD a été nécessaire.


Le salon de convivialité et ses protections en plexiglas.

Bien que ni les tablettes numériques ni les relations à travers une vitre ne soient des conditions d’échanges idéales, en particulier pour des personnes dépendantes chez qui le toucher est important, ces initiatives apportent des réponses à des besoins bien réels après plusieurs semaines de confinement.

Reprise des soins de confort et de bien-être

Avant de songer au déconfinement total, l’EHPAD commence à « déconfiner » un peu en interne. Ainsi, les séances de pédicurie ont repris le 21 avril. Les résidents ont d’habitude ces soins tous les trimestres, et il devenait urgent de s’occuper de ceux qui n’avaient pas pu avoir leur rendez-vous en mars.


Un petit passage chez la coiffeuse, idéal pour se sentir mieux.

Après six semaines de repousse des cheveux des résidents, l’EHPAD a rouvert le salon de coiffure le 22 avril… Une petite attention qui apporte du bien-être et contribue à garder le moral.

Tests PCR et apprentissage des gestes « barrières »

La dernière semaine d’avril, un dépistage systématique du Covid-19 par voie nasale via test PCR (réaction en chaîne par polymérase) a été réalisé dans l’établissement. Aucune personne, résident ou professionnel, n’a été révélée positive.


Dépistage systématique par test PCR, fin avril

L’apprentissage des gestes barrières s’est effectué sans difficulté particulière pour les résidents en capacité de comprendre le contexte. Mais une grande partie des personnes accueillies aura traversé la pandémie sans même s’en rendre compte.
« L’inquiétude existait plus chez les salariés que chez les résidents », note Jacques Alonso, qui tient à remercier ses équipes : « Ce qui nous a sauvés, c’est surtout l’implication des professionnels. Et aussi le fait qu’on les ait protégés dès le départ : ils ont mis des masques dès le 8 mars ».

Des gestes de solidarité en provenance d’entreprises diverses se sont poursuivis de semaine en semaine : viennoiseries, transports gratuits, crèmes de soins, etc., ainsi que suffisamment de muguet pour fleurir toutes les chambres le 1er mai… « Nous avons été hyper gâtés. »

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