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Fondation Cognacq-Jay

Semaine « égalité filles-garçons » au lycée

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Semaine « égalité filles-garçons » au lycée

Café-philo, ateliers théâtre, jeux et livres, ciné-débats, exposition… Grâce à un programme diversifié et impliquant, conçu dans le cadre de deux parcours éducatifs des élèves – l’un « citoyen », l’autre « culturel et artistique » – environ 150 jeunes ont pu enrichir leurs connaissances sur la thématique de l’égalité des genres et plus largement des droits dans le monde.

« Beaucoup d’élèves adhèrent plus volontiers à une diffusion de savoirs et assimilent plus facilement les messages via une démarche de projet plutôt qu’à travers un enseignement plus “frontal” en classe, constate Camel Bouchareb, directeur adjoint du lycée de la Fondation. Cette approche, qui permet de rendre l’élève acteur à travers une œuvre commune ou un projet collectif, développe aussi son sens de l’engagement. Grâce à un petit projet d’une semaine, on arrive parfois à faire beaucoup plus avec certains élèves qu’en une année complète », se réjouit-il à l’issue de cette semaine de sensibilisation.

Des droits des femmes aux droits dans le monde

Cette année, la problématique d’égalité filles-garçons avait été élargie à l’égalité des droits dans le monde, en écho au nom de l’exposition prêtée pour l’occasion par le Centre Hubertine Auclert : « Rendons nos droits universels ». Ce thème a été décliné à travers les films choisis pour les deux ciné-débats : l’un iranien, Hors jeu ; l’autre américain, Beignets de tomates vertes. Il a aussi déclenché un travail journalistique sous l’angle « un jour, une histoire, une femme dans le monde ».

Le parcours atypique de Marie-Louise Jaÿ

En guest-star de cette semaine, Georges Renand, président de la Fondation, a surpris les élèves en venant lui-même raconter l’histoire de Marie-Louise Jaÿ, épouse d’Ernest Cognacq et cofondatrice de la Samaritaine et de la Fondation Cognacq-Jay. « Limmense succès de la Samaritaine au début du XXe siècle est le fruit de la rencontre entre la rigueur et la ténacité de Louise et lesprit novateur et conquérant d’Ernest », a-t-il souligné, rappelant le caractère assez unique pour l’époque de ce couple fonctionnant de manière paritaire.

Découvertes et émotions

Parmi les autres temps forts, en parallèle de l’atelier jeu, l’atelier livre a été pour les élèves non seulement une opportunité de découvrir des ouvrages présentés par une libraire d’Argenteuil, mais aussi, par leurs choix, d’être acteurs de la constitution du fonds du Centre de documentation et d’information (CDI) du lycée. Lors du café-philo, Élisabeth Brami, auteure de romans et d’albums de jeunesse en a « décoiffé » plus d’un par sa virulence et sa capacité à engager de façon crue la réflexion sur la place des filles et des garçons dans la famille et la société. Avec la compagnie Légendes urbaines, en résidence au Centquatre-Paris, partenaire de la Fondation, ils ont par ailleurs démarré un travail scénique qui va se poursuivre autour de l’égalité.

« Fédérer les élèves autour d’un sujet d’actualité, leur apporter des connaissances, les inciter à réfléchir, à se positionner, et puis aussi s’inscrire dans un mouvement d’ampleur internationale et rencontrer des professionnels engagés, tels étaient les principaux objectifs de cette semaine de sensibilisation », indique Agnès Bobin, professeure d’arts appliqués et documentaliste, et pilote de l’événement. Opération réussie… et de nouvelles idées engrangées pour l’an prochain, notamment suite à une expérimentation de flashmob « danse » avec les 500 lycéens !

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