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Fondation Cognacq-Jay / Centenaire

Histoire - Un siècle de solidarité sociale

http://bit.ly/2azNDJ9

http://www.cognacq-jay.fr/la-fondation/histoire

Un siècle de solidarité sociale

Depuis sa création, la Fondation répond à des besoins de solidarité sociale récurrents (grand âge, santé, enseignement, etc.) ou émergents (solutions de soins palliatifs, pour l’autisme, la maladie d’Alzheimer, etc.). Quelques repères sur cent ans d’évolutions, de transformations, d’innovations et d’inventions au service des personnes fragilisées.

  • Né à Saint-Martin-de-Ré, en Charente-Maritime, le 2 octobre 1839, décédé le 21 février 1928 à Paris.

    Le décès de son père l'ayant contraint très tôt à gagner sa vie, Ernest Cognacq devient calicot à La Rochelle et dans d'autres villes de l'ouest de la France.
    Au milieu du XIXe siècle, il travaille à Paris dans plusieurs grands magasins, notamment pour la Nouvelle Héloïse, où il rencontre sa future femme, Marie-Louise Jaÿ.
    Il s'établit à son compte en 1867, rue de Turbigo, dans une boutique appelée Au petit bénéfice. De déconvenues en nouveaux départs, ses affaires finissent par s'améliorer après l'ouverture, en 1870, d'un petit commerce baptisé la Samaritaine.
    En 1872, il épouse Marie-Louise Jaÿ, alors acheteuse au rayon confection du Bon Marché, qui l'épaule dans le développement de son affaire. Grâce à leur sens du commerce et de l'économie, la réussite est au rendez-vous.
    Ernest Cognacq confie successivement à l'architecte Frantz Jourdain le réaménagement du premier bâtiment, puis la construction du bâtiment numéro deux de la Samaritaine, achevé en 1910 et construit selon des principes novateurs associant une structure métallique apparente et des verrières zénithales. Ce bâtiment sera agrandi par l'architecte Henri Sauvage en 1928, qui donnera naissance à la façade actuelle du magasin, en bord de Seine, face au Pont Neuf.
    En compagnie de son épouse, Ernest Cognacq commence à constituer vers 1895 une très belle collection d'œuvres et d'objets d'art du XVIIIe siècle, dont il fait don à la ville de Paris l'année de son décès, en 1928. Cette collection est présentée au Musée Cognacq-Jay à Paris.
    Ayant fait fortune, les époux Cognacq-Jay, qui n'ont pas d'enfants, développent des œuvres de bienfaisance en faveur des plus démunis, s'intéressant en particulier au sort des orphelins, à l'éducation des enfants nécessiteux ou aux difficultés rencontrées par les employés du commerce au moment d'une naissance ou durant la vieillesse. C'est dans cette dynamique de solidarité sociale qu'ils donnent naissance à la Fondation Cognacq-Jay.

    Née à Samoëns, en Haute-Savoie, le 1er juillet 1838, décédée le 27 décembre 1925 à Paris. .

    Fille de modestes paysans, Marie-Louise Jaÿ part à Paris à 15 ans. Quelques années plus tard, employée au magasin la Nouvelle Héloïse, elle y rencontre son futur époux, Ernest Cognacq. Elle travaille ensuite comme première vendeuse puis acheteuse au rayon confection du Bon Marché. Mariés, ils développent ensemble la Samaritaine.
    Fortune faite, Mme Cognacq-Jay n'oublie pas son village natal. Elle y crée de 1905 à 1906 un jardin alpestre, La Jaÿsina, sur le terrain escarpé où elle faisait paître ses chèvres. Suivant ses vœux, deux œuvres sont également fondées à titre posthume à Monnetier-Mornex : un orphelinat et une maison de repos pour les jeunes filles de ses magasins. Comme le demande Mme Cognacq-Jay dans son testament, cette maison est réalisée avec le produit de la vente de ses dentelles, fourrures et bijoux.
    Un extrait de l'hommage qui lui est rendu dans le rapport moral de la Fondation en 1926, donne un éclairage sur sa personnalité : « Elle ne concevait pas la vie sans le travail. (.../...) Son activité ne se bornait pas à sa maison de commerce. Elle l'appliquait avec le même bonheur dans le domaine de la bienfaisance, et la maternité de la rue Eugène Millon, qui constitue la plus belle des œuvres de notre Fondation, fut sa création absolument personnelle, non seulement comme conception d'ensemble, mais dans les plus petits détails d'exécution. Messieurs, inclinons-nous très bas devant cette grande figure disparue et souhaitons que son esprit, ses méthodes continuent à nous inspirer. »

  • Reconnaissance d’utilité publique

    La Fondation Cognacq-Jay créée par Ernest Cognacq, fondateur de la Samaritaine à Paris, et son épouse Marie-Louise, née Jaÿ, compte à l’origine une maison de retraite (photo) et une pouponnière, à Rueil-Malmaison. Les époux poursuivront ensuite le développement d’œuvres sociales et de bienfaisance, dont bénéficient notamment leurs employés.

  • Donation des époux en faveur de la Fondation

    Les époux Cognacq-Jay effectuent une « donation entre vifs de valeurs, d'objets mobiliers et d'immeubles » à la Fondation Cognacq-Jay, autorisée à l’accepter par décret du 20 février 1917. L’objectif est de garantir le fonctionnement régulier de l’institution.

  • Une maternité à Paris

    La Fondation Cognacq-Jay ouvre une maternité, rue Eugène Millon, pour les familles des employés de commerce, de banque, d'assurance, etc.

  • Un centre d'apprentissage à Argenteuil

    L’établissement est fondé suite à l’achat d’une propriété par Ernest Cognacq, rue de la Liberté. Il est destiné à recevoir des jeunes filles, pour la plupart orphelines, ou des fillettes abandonnées, âgées de treize ans au moins, placées sous la responsabilité de religieuses.

  • Décès de Mme Cognacq-Jay

  • Une maison de repos à Monnetier-Mornex

    La maison de repos pour jeunes filles « Villa Louise Cognacq-Jay » est créée à Monnetier-Mornex, en Haute-Savoie, en exécution des dernières volontés de Mme Cognacq-Jay. Elle est dirigée par des religieuses.

  • Une maison de repos à Rueil-Malmaison

    Une maison de repos est ouverte à proximité de la maison de retraite de Rueil-Malmaison, pour accueillir des jeunes filles ayant besoin de repos ou de convalescence.

  • Décès d’Ernest Cognacq

    Ernest Cognacq lègue une partie de ses biens à la Fondation. Celle-ci accorde, cette année-là, une subvention exceptionnelle aux travaux d'agrandissement du sanatorium de Bligny et, comme elle le fait déjà depuis plusieurs années, à l'œuvre des Petits Parisiens à la montagne.

  • Gabriel Cognacq, nouveau président de la Fondation

    Le neveu d’Ernest Cognacq lui succède à la présidence du comité de direction de la Fondation Cognacq-Jay, dont il était auparavant le secrétaire.

  • Des établissements pour accompagner tous les âges de la vie

    Les œuvres sociales de la Samaritaine comprennent, à cette époque, une maternité, des pouponnières, des colonies de vacances, des maisons de repos, un centre d’apprentissage, des habitations à bon marché, des maisons de retraite et des sanatoriums.

  • Un orphelinat à Monnetier-Mornex

    Destiné à accueillir des « fillettes » de Haute-Savoie, cet orphelinat ouvre le 15 octobre 1930. Il a été aménagé de 1929 à 1930 à Monnetier-Mornex, dans un bâtiment séparé de la Villa Louise Cognacq-Jay, sur un terrain appartenant à la Fondation Cognacq-Jay, par Monseigneur Jay, neveu de feue Mme Cognacq-Jay, et membre du comité de direction de la Fondation.

  • Une école d’horticulture à Samoreau

    Afin d’en maintenir l’activité, l’école d'apprentissage horticole des « Pressoirs du Roy » est prise en charge par la Fondation Cognacq-Jay, qui y réalise d'importants travaux. Ce patrimoine avait été légué à la Fondation par M. Fabre-Luce, administrateur du Crédit Lyonnais, à sa mort en 1926.

  • Une continuité d'action malgré la guerre

    La Fondation n’interrompt pas son œuvre sociale : des dons sont octroyés de façon conséquente pendant ces années de guerre. Les établissements font face à des difficultés de tous ordres (photo : le lycée après bombardement). Seuls ceux de Haute-Savoie sont situés en zone non occupée. À la fin de la guerre, le curé de Mornex, M. Dompmartin, facilite le passage en Suisse de nombreux juifs et installe clandestinement jusqu’à 72 jeunes filles dans un dortoir annexe de l’orphelinat de la Fondation.

  • Élargissement de l'accueil à la maternité

    L'établissement étant agréé par la Sécurité sociale, mais non conventionné, il signe une convention avec la caisse de prévoyance de la SNCF et supprime les conditions d'admission initiales, afin de s'ouvrir au plus grand nombre.

  • Décès de Gabriel Cognacq

    Ce philanthrope laisse un testament dans lequel il institue la Fondation Cognacq-Jay comme sa légataire universelle.

  • Georges Renand, nouveau président de la Fondation

    Trésorier de la Fondation Cognacq-Jay, Georges Renand est un cousin de Gabriel Cognacq.

  • Un orphelinat à Samoreau

    L'Institut Michel Cognacq remplace l’école d’apprentissage horticole des « Pressoirs du Roy ». Il est dirigé par la communauté des sœurs salésiennes et accueille des garçons.

  • Décès de Georges Renand

    Son fils, Maurice Renand, père de l'actuel président, lui succède à la tête de la Fondation.

  • Une direction laïque à l’école d’Argenteuil

    Dénommé « École technique Jeanne d'Arc » à cette époque, l’établissement est sous contrat simple avec l'État. Toutes les élèves sont externes ou demi-pensionnaires. Au fil des années, la formation évolue en suivant les besoins de la société.

  • L'orphelinat de Samoreau devient Maison d'enfants à caractère social

  • Une maison d’enfants à caractère social à Monnetier-Mornex

    La Fondation Cognacq-Jay signe une convention avec le Département de Haute-Savoie. L’orphelinat de Monnetier-Mornex devient progressivement une Maison d'enfants à caractère social à part entière.

  • Un centre de cancérologie succède à la maternité à Paris

    Après plus de cinquante années consacrées à l'accueil des femmes venant donner naissance à leur enfant, l'établissement cesse son activité de maternité au profit de la prise en charge de personnes atteintes d’un cancer, dont le besoin est en augmentation. L’établissement parisien accueille alors le professeur Levillain, ses assistants, ses internes et le personnel soignant qui exerçaient auparavant à l’Hôpital Saint-Michel. Ils accompagnent et prennent en charge des patients cancéreux en fin de vie.

  • Changement de statut pour l’Hôpital Cognacq-Jay à Paris

    L'hôpital passe sous le régime de la dotation globale, il participe au service public hospitalier. Il reste privé, mais son mode de financement est comparable à celui d'un hôpital public, avec un budget annuel et des prix de journée.

  • La MECS de Samoreau, Foyer de l'enfance

    L'établissement s'organise conformément à la circulaire ministérielle du 23 janvier 1981 de manière à faire office de Foyer de l'enfance sur la circonscription et à travailler en collaboration étroite avec les différents travailleurs sociaux polyvalents de secteur.

  • Passage à la laïcité dans trois établissements

    Cette année-là, les religieuses quittent la maison de retraite de Rueil-Malmaison, et les directions de la maison de repos ainsi que de la Maison d’enfants à caractère social de Monnetier-Mornex deviennent laïques.

  • Passage d’une École technique à un lycée d'enseignement professionnel à Argenteuil

  • L’un des services de cancérologie de l’Hôpital Cognacq-Jay à Paris est officiellement reconnu « Unité de soins palliatifs ».

    L'établissement accueille dans ce service les premières personnes atteintes par le VIH.

  • Baccalauréat intégré à l’enseignement du lycée professionnel d’Argenteuil

  • Décès de Maurice Renand

    Son fils, Georges Renand, lui succède à la présidence de la Fondation.

  • Un service de l'hôpital de Paris dédié aux malades du sida

    Face à la demande, un service entier prend en charge des personnes atteintes par le VIH.

  • Création des Appartements de coordination thérapeutique à Paris

    Ce foyer, appelé « La Berlugane », est créé à titre expérimental, afin d’offrir une alternative à l'hospitalisation à des malades souffrant d’une pathologie chronique grave. La Fondation Cognacq-Jay met pour cela à disposition plusieurs appartements situés dans le XIIIe arrondissement de Paris.

  • Agrandissement et modernisation de la maison de retraite de Rueil-Malmaison

    La capacité d'accueil double en 1999, suite à la construction d'une extension de 5 800 m2, de 1997 à 1998, et à la rénovation-restructuration de l'ancien bâtiment, de 1998 à 1999. Cette opération de grande envergure est une œuvre de l’architecte Jean Nouvel.

  • Intégration dans la Fondation des activités de l’Hôpital Saint-Jacques à Paris

    Les services de l’ex-Hôpital Saint-Jacques (photo) sont maintenus rue des Volontaires à Paris, jusqu’en 2006, dans l'attente de la reconstruction de l’Hôpital Cognacq-Jay. Leurs activités sont progressivement réorientées vers la réadaptation orthopédique.

  • Fin du lien entre la Fondation et la Samaritaine

    Après quatre-vingt-quatre ans de coexistence rapprochée, sous la gouvernance du même président, la Fondation Cognacq-Jay et la Samaritaine se séparent, à l'occasion de la vente de celle-ci au groupe LVMH.

  • La maison de retraite de Rueil-Malmaison devient un EHPAD

    La maison de retraite est agréée comme Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) après signature d’une convention avec le préfet et le Conseil général des Hauts-de-Seine. Sa capacité d'accueil est de 102 résidents plus quatre lits d'accueil temporaire.

  • Un Foyer d'accueil médicalisé à Monnetier-Mornex

    Cet établissement d’accueil pour personnes handicapées psychiques est né d’une reconversion sur demande de son autorité de tutelle. Il était devenu au début des années 1990 un Centre de convalescence active à orientation gériatrique mixte de proximité, après avoir longtemps été une villa de repos pour jeunes filles.

  • Intégration du Cantou de Rueil-Malmaison dans la Fondation

    Le transfert de l'activité de prise en charge de personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer est officialisé en 2005. Ces personnes sont accueillies dans une structure en ville rattachée à l'EHPAD, la Fondation Cognacq-Jay projetant d’ouvrir dans cet établissement une unité spécialisée.

  • Deux places supplémentaires dans les ACT à Paris

  • Un nouvel hôpital à Paris

    Les pavillons en brique construits au début des années 1920 pour la maternité ne convenant plus aux activités hospitalières, la Fondation construit un nouvel hôpital, conçu par l’architecte japonais Toyo Ito. De 2002 à 2006, pendant la démolition de l'ancien bâtiment et la construction du nouvel établissement, rue Eugène Millon, les services de l'Hôpital Cognacq-Jay continuent leur activité sur le site de l'hôpital Broussais dans le XIVe arrondissement. En 2006, l'ensemble des équipes des sites de Broussais et de Saint-Jacques est réuni dans le nouvel hôpital.

  • Un Institut médico-éducatif à Paris

    À partir de 2001, la Fondation Cognacq-Jay cherche à apporter une réponse aux besoins urgents de structures d'accueil pour des adolescents autistes à Paris. Le projet est réalisé avec le soutien de la DASS de Paris, et la participation financière du Conseil régional. L’Institut médico-éducatif est situé dans l’ensemble de bâtiments de l’Hôpital Cognacq-Jay, avec une entrée spécifique rue Blomet.

  • Une unité Alzheimer sécurisée à Rueil-Malmaison

    L’Unité Alzheimer sécurisée (UAS) accueille ses premiers résidents dans un bâtiment adapté à la spécificité de la prise en charge, conçu par l’architecte Jean Nouvel et construit dans le parc de l’EHPAD.

  • Adossement du Centre médical de Forcilles situé à Férolles-Attilly

    La Fondation Cognacq-Jay s’engage pour ce centre médical de Seine-et-Marne, alors sous procédure de sauvegarde. Georges Renand est nommé président de l’association gestionnaire. Les administrateurs sont désormais majoritairement des représentants de la Fondation Cognacq-Jay. L’établissement prend le nom d’Hôpital Forcilles. D’importants investissements sont prévus pour développer les activités : renouvellement du parc de machines de radiothérapie, création d’une unité de soins palliatifs, etc.

  • Acquisition destinée à la création d’un lieu de villégiature à Hyères

    La Fondation Cognacq-Jay acquiert la villa Marguerite, dans la presqu’île de Giens, pour créer, à l’issue de travaux d’extension et de rénovation, un lieu de séjours pour les publics de ses établissements et un espace d'accueil de séminaires de formation pour ses équipes.

  • Inauguration des nouveaux locaux des deux établissements de Haute-Savoie

    Après une opération de restructuration, de rénovation et d’agrandissement qui a duré sept ans, la Maison d’enfants à caractère social et le Foyer d’accueil médicalisé de Monnetier-Mornex profitent de nouveaux locaux, adaptés à leurs activités.

  • Intégration de l’Hôpital Forcilles dans la Fondation

    Cet hôpital, dont les activités sont centrées sur l’oncologie, la pneumologie, les maladies digestives, la diabétologie et la nutrition, devient officiellement le 9e établissement de la Fondation Cognacq-Jay.

  • Fin des travaux au lycée professionnel d’Argenteuil

    De 2014 à 2016, d’importants travaux de restructuration et d’extension sont réalisés au lycée privé d’enseignement professionnel. Le projet inclut notamment la création de salles de mise en situation professionnelle entièrement équipées (chambre hospitalière, lieu de vente, etc.) et d’un centre informatique, ainsi que l’augmentation des surfaces dédiées aux activités d’éducation physique et l’informatisation des salles de cours notamment. L’activité de l’établissement a été maintenue pendant les travaux.

  • Centenaire de la Fondation

    La Fondation ouvre à cette occasion une vaste réflexion prospective sur la solidarité sociale de demain visant à soutenir une dynamique d’entraide renouvelée au service des publics en difficulté. Cela se traduit notamment par la mise en place d'un prix soutenant l'innovation en solidarité sociale et la création d'une vaste base de ressources sur la solidarité sociale, ainsi que d'une revue papier et de publications numériques.

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