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Fondation Cognacq-Jay / Centenaire

L’économie sociale et solidaire : un levier éducatif pour accompagner les jeunes demain ?

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L’économie sociale et solidaire : un levier éducatif pour accompagner les jeunes demain ?

Maison d’enfants à caractère social (MECS) de Samoreau (Seine-et-Marne)

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la Fondation Cognacq-Jay, la Maison d’enfants de Samoreau (Seine-et-Marne) a choisi comme thématique d’un après-midi de rencontres, le 12 octobre, de faire porter sa réflexion sur le rôle moteur que peut avoir l’économie sociale et solidaire dans l’accompagnement des jeunes qu’elle accueille.

Comment amener des enfants et des jeunes, placés sous protection par l’Aide sociale à l’enfance, à devenir des citoyens solidaires bien insérés dans la société ? C’est la question qu'a posé la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de Samoreau (Seine-et-Marne), à l’occasion d’un après-midi de réflexion sur « L’économie sociale et solidaire, un levier éducatif pour accompagner les jeunes de demain ? ». Les échanges ont commencé par une conférence de Laetitia Drean, responsable du pôle Évaluation et capitalisation des résultats au ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, qui a présenté le bilan des dernières pistes explorées par le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) autour de l’entreprenariat comme levier d'insertion pour les jeunes en difficulté. Pas de solution miracle mais une première certitude : c'est au niveau du collège et du lycée qu'il faut développer l'esprit d'entreprendre et les savoirs-être associés, pour que les actions d'aide puissent être efficaces par la suite. A suivi le témoignage de Christine Cadart, directrice du Lycée privé professionnel Cognacq-Jay d’Argenteuil, accompagnée d'une ancienne élève, sur l'importance de travailler la confiance en soi et le sentiment d'utilité et de valeur sociale ajoutée auprès des jeunes, notamment à travers la participation à des projets citoyens, des actions bénévoles, etc.

Croiser les regards

Une table ronde a ensuite permis de croiser les voix d’acteurs associatifs favorisant l’engagement bénévole des jeunes (Rempart et Asfodel), ainsi que de la mairie de Samoreau qui porte un projet de résidence intergénérationnelle, et également d’un service éducatif de la MECS ayant commencé à mener des projets de chantiers citoyens. Tous ont souligné combien ces projets (bénévolot, tutorat, entraide participative) développent la responsabilisation et l'autonomie auprès de jeunes qui trouvent une place sociale utile et signifiante, tout en développant des liens humains forts et en se prouvant à eux-mêmes qu'ils sont à la hauteur. Pour certains, cela peut même faire naître des vocations !

L’après-midi a été ponctué par une session de théâtre-forum sur la question « Comment faire appel à la solidarité sans être un poids pour l’autre ? ». Autrement dit, comment être dans l’entraide et la coopération, tout en devenant actif, autonome et responsable ? Un moment original et convivial, qui a permis aux participants d'aborder les questions sous un autre angle et de constater, encore une fois, combien l'intelligence collective est efficace pour avancer sur des problèmes complexes.

Dimensions sociale et économique incontournables

La question du « Développement des savoir-être » traverse les pratiques des éducateurs, des chefs de service et des psychologues chargés de l’éducation des 160 enfants et adolescents accompagnés temporairement par la MECS. Comme le souligne son directeur, Patrick Robaszynski : « À la dimension éducative, nous avons l’ambition d’ajouter une dimension sociale pour que les jeunes deviennent eux aussi des citoyens solidaires, et une dimension économique pour leur apprendre à gérer un budget ou encore à développer les bonnes postures et les bons savoir-être en entreprise ». Nul doute que la réussite de ce projet passera par des collaborations avec d’autres secteurs, comme celui de l’insertion, et que le travail en réseau va s’amplifier.

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